mercredi 29 novembre 2006
Bernard Casoni : « On ne calcule pas »
Par Ghjilormu, mercredi 29 novembre 2006 à 16:43 :: Interviews

Calé en milieu de tableau à 10 points du Racing, le Sporting Club de Bastia n'a pas abdiqué. Mais pour revenir dans le coup, il lui faut absolument rafler la mise, vendredi à la Meinau. Si Bastia s'est difficilement qualifié en Coupe de France face aux amateurs du Chambéry 73 qui évoluent six divisions en dessous (1-0, but de Née), c'est un tout autre visage que devrait montrer l'équipe corse vendredi soir à la Meinau.
Bernard Casoni, ce n'était pas un Sporting-bis que vous avez aligné face à cette équipe de Promotion d'Honneur. Les mêmes débuteront-ils le match à Strasbourg ?
- Il y aura juste trois, voire quatre changements (retours du défenseur Eric Marester, de l'attaquant Fred Mendy, tous deux ménagés en Coupe et du milieu défensif Florent Ghisolfi, suspension purgée). Depuis cinq-six matches de championnat, l'équipe tourne bien. Le contenu est meilleur. Nous avons retrouvé une assise défensive et il nous reste maintenant à concrétiser toutes les occasions que Bastia se procure.
« Je n'aime pas me lamenter, mais nous avons été privés de notre colonne vertébrale »
A l'extérieur, ça passe ou ça casse avec un bilan de 5 défaites et 2 victoires.
- Nous jouons tous les matches pour les gagner. Le Sporting ne calcule pas. Mais parfois ça bascule sur de petits détails ou bien sur un coup de dés. A Créteil, par exemple, nous perdons 1-0 sur leur seule occasion de but, alors que nous avons maîtrisé l'ensemble de la partie. Il faut persévérer et nous serons récompensés, car je ressens une progression depuis quelques rencontres, même s'il nous manque une série pour vraiment décoller.
Pourtant, la saison dernière Bastia a longtemps fait la course dans le trio de tête avant de s'écrouler à quelques journées de la fin.
- La Ligue 2 est un championnat exigeant. Sur la fin, on n'a pas su canaliser la pression, mais qui aurait songé à un tel parcours de notre part ? Et pourtant, nous n'avons pas été épargnés par les blessures de certains cadres, tels que Fabrice Jau (aujourd'hui à Sedan) qui est resté quatre mois sans jouer alors qu'il avait inscrit 6 buts et offert 7 passes décisives.
Cette année encore, le Sporting manque de constance...
- Je n'aime pas me lamenter mais nous avons été privés assez vite de notre colonne vertébrale. Il a fallu assurer la succession de Nicolas Penneteau, transféré à Valenciennes (Si Jean-Louis Leca a débuté la saison au poste de gardien, le Nigérian Austin Ejide a pris le relais depuis neuf matches), tandis que les blessures de Flo Laville (cervicales) qui n'a joué que 90 minutes et de Pascal Camadini revenu depuis deux matches ont également beaucoup pesé.
« Pour l'instant, Bastia s'améliore, mais continue à faire du surplace »
Et Strasbourg fait souvent le plein Ă domicile, oĂą il est invaincu.
- Ça va peut-être s'arrêter un jour... On va essayer de leur poser le plus de problèmes possibles et de ramener quelquechose de positif. Mais comme je vous le disais, on joue tous les matches pour les gagner. Ce n'est qu'en enchaînant des victoires que l'on pourra à nouveau commencer à reparler d'ambitions pour la montée en L1. Pour l'instant, Bastia s'améliore, mais continue à faire du surplace. C'est rageant...
Vous allez retrouver Jean-Pierre Papin.
- On a joué ensemble pendant trois ans que ce soit à Marseille ou sous le maillot de l'équipe de France. Et ça crée des liens. Avec Jean-Pierre on avait également une complicité dans le jeu. Quand j'avais le ballon, je savais qu'il allait s'engouffrer à droite et ça donnait des diagonales intéressantes. En compagnie de Bernard Pardo et de Manuel Amoros on faisait aussi de gros chantiers de cartes en intéressant un peu les parties de tarot. Et au début, JPP, il a perdu pas mal.(Chambreur). Mais à force de payer, il a fini par s'améliorer... L'OM des années 90, c'était ça : un groupe qui ne se prenait pas la tête et qui respirait la joie de vivre.
Patrick Schwertz de DNA



