samedi 9 décembre 2006
Justice : Bernès réclame 990 750 € au Sporting !!
Par Ghjilormu, samedi 9 dĂ©cembre 2006 à 13:31 :: Club
L'audience devant le tribunal de Commerce de Bastia nous a ramenés, hier, à l'une des périodes les plus troubles de l'histoire du Sporting Club de Bastia. Celle des "affaires", politico judiciaires sur fond de malversations financières, d'après 2002 et les procès qui ont suivi devant le tribunal correctionnel de Paris. Présidé par Louis Galigani. assisté pour la circonstance par Marie-Angèle Fouquet et Jean-Paul Poggioli (juges), le tribunal était saisi d'une demande de la société Tact Tics réclamant 990 975 € au club bastiais. Somme correspondant à la commission due à Jean-Pierre Bernés (l'ancien directeur général de l'OM) qui, sur mandat du SCB, serait intervenu - au nom de la société et en qualité d'agent de joueurs agréé par la FIFA - dans le transfert de Mickaël Essien à l'Olympique Lyonnais, en juin 2003. Présentée à deux reprises, la facture a été repoussée par le Sporting au prétexte que Bernes n'avait aucun mandat officiel.
« J'ai pourtant, ici, un papier daté du 1er septembre 2002 et portant le cachet du club donnant mandat, pour une durée de onze mois, à Tact Tics - une société de droit belge qui compte parmi ses clients de grands noms du football dont Zidane -pour la vente du joueur Essien, annonce Me. Amran, l'avocat de Tac Tics, en sortant le document d'un épais dossier. Les conditions sont clairement définies : le SCB s'engage à verser une commission de 7% si la vente est au moins égale à 8,385M€, plus 12 % de la différence. Lyon ayant payé 11.750 M€ pour Essien, le SCB doit donc 990 750 € à mon client. »
Pour Mr Gilles Simeoni, qui défend les intérêts du Sporting, « le montant de l'opération est bien de 11, 750 M€, mais cela inclut le transfert de Frédéric Née de Lyon à Bastia pour 3,8 M€ comme précisé dans le document officiel enregistré à la HP, Dans la mesure où le transfert d'Essien se monte donc à 7,950 M€, soit en dessous du minimum demandé par le SCB, le club n’a pas à verser de commission.» Et l'avocat bastiais de lancer : « Dans cette affaire le cocasse se dispute au scandaleux! Car comment M. Bernés peut, aujourd'hui, réclamer une commission après avoir, deux ans plus tôt, affirmé à la justice tout ignorer de cette affaire, cela figure au dossier? Ce qui, d'ailleurs, lui avait évité toute condamnation lors du procès devant le tribunal Correctionnel de Paris.» Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 2 février. Présents à l'audience, Charles Orlanducci et Jean Giambelli (respectivement président du conseil de surveillance et du directoire du SCB) ont eu ce commentaire : « Ce dossier fait partie de l'héritage que nous avons trouvé à notre arrivée. Une condamnation à payer une telle somme porterait un coup fatal au Sporting. »
JRG de Corse Matin

