Blog ForzaBastia.Com

jeudi 28 décembre 2006

Le bilan de Bernard Casoni

caso

Votre équipe se retrouve 12 ème après 20 journées, comment l'expliquez-vous ?
Par une accumulation de petits détails. Nous manquons de confiance, cette année à part une ou deux rencontres, nous nous sommes toujours procurés des occasions. Mais nous avons manqué de réalisme et de réussite. Nous collectionnons les périodes où nous pouvons tuer les matches, mais nous ne le faisons pas. L'équipe est jeune et elle a parfois du mal à gérer les temps forts d'un match. Elle a des qualités et des défauts. Elle sait faire preuve de fougue, d'enthousiasme mais elle est victime de sa naïveté, d'un manque de confiance. Une de caractéristiques de notre première moitié de saison, c'est que nous réagissons plus que nous agissons. Le dernier match à Reims en témoigne. Nous ne sommes pas loin de la vérité, mais il manque toujours un petit quelque chose.

Vous attendiez-vous toutefois à un pareil scénario ?
J'espérais mieux, même si, à vrai dire, je ne savais pas trop à quoi m'attendre après les départs de Penneteau, Sauget ou encore Jau. Ces départs ainsi que les blessures de Laville ou d'André, les arrivées tardives d'Ejidé et de Meniri ont privé l'équipe d'une colonne vertébrale, susceptible d'encadrer nos jeunes. L'an dernier en quinze jours je disposais d'une ossature. Tout s'est fait naturellement. Cette année, nous n'avons jamais pu travailler dans la continuité. Durant cette première partie de saison, il faut reconnaître que l'on a fait beaucoup de bricolage.

L'équipe vous apparaît-elle affaiblie par les départs de Camadini et de Jarjat ?
Il faudra attendre la fin de la saison pour répondre à cette question. Mais oui, c'est toujours difficile de perdre un joueur tel que Pascal. Un élément d'expérience capable de mettre le pied sur le ballon et de soulager ses coéquipiers n'est pas évident à re-trouver. On sait ce qu'on perd. J'espère que d'autres se révéleront. L'arrivée de Licata est une bonne nouvelle, on le voulait déjà l'an passé. C'est un bon joueur, mais attention ce n'est en aucun cas le messie. Il lui faudra certainement un peu de temps pour se familiariser avec l'équipe et trouver son rythme.

Votre parcours Ă  domicile reste t-il problĂ©matique ?
C'est vrai, il existe un syndrome Furiani. Nous avons abandonné trop de points à la maison. C'est peut être paradoxal, mais l'équipe n'arrive pas à se libérer chez elle alors qu'à l'extérieur son comportement est souvent meilleur. Certains joueurs, sachant qu'ils sont attendus par un public qui ne leur pardonne pas grand chose, ont du mal à se lâcher et évoluent en dedans. Nous devons ainsi fournir encore plus d'efforts, mais nos supporters doivent également comprendre que sans patience et soutien nous n'y arriverons pas.

Que manque-t-il Ă  Bastia pour se relancer ?
Gagner des matches ! L'Ă©quipe a besoin de renouer au plus vite avec le succès et d'enchaĂ®ner une sĂ©rie. A l'image du club, nous manquons parfois de sĂ©rĂ©nitĂ©. Les choses sont en train de bouger. Le club est en pleine restructuration, l'Ă©quipe aussi. C'est frustrant car avec quatre ou cinq points supplĂ©mentaires - ce qui Ă©tait tout Ă  fait envisageable - nous aurions plus de certitude dans l'avenir...

Quelles sont dĂ©sormais vos prioritĂ©s ?
Travailler et s'impliquer toujours plus. La vérité passe par le terrain et notamment lors des séances d'entraînements où tout le monde doit redoubler d'efforts. Je veux que tous les joueurs s'investissent au quotidien, s'inscrivent encore plus dans le projet. Tout le monde doit faire son autocritique et se remettre en question. De toute manière je ne prendrais que les plus vaillants, les plus costauds. Il n'y aura pas de place pour les états d'âme.

(JRG de Corse-Matin)

dimanche 24 décembre 2006

Reims / Bastia : les réactions

Thierry FROGER : « On se contente de ce que l’on a fait. On avait les intentions, mais en fin de cycle, les joueurs sont fatiguĂ©s. Il nous aurait fallu plus de rĂ©cupĂ©ration. Il y avait une bonne Ă©quipe dynamique en face avec Mendy et AndrĂ©, qui nous ont empĂŞchĂ©s de nous libĂ©rer. »

Nicolas BONNAL : « On a fait un bon match car ce n'Ă©tait pas Ă©vident au niveau de la fraĂ®cheur par rapport au match jouĂ© face Ă  Rennes. Le terrain Ă©tait difficile et face Ă  une bonne Ă©quipe on a pris un bon point. »

Bernard CASONI : « Nous Ă©tions venus pour grappiller. Un point ce n’est pas mal. On a posĂ© des problèmes Ă  Reims et on aurait pu envisager la victoire. Les conditions Ă©taient difficiles, mais la volontĂ© y Ă©tait. Depuis sept ou huit matches, on se procure beaucoup d’occasions, mais on ne gagne pas. »

samedi 23 décembre 2006

L'avis de Christophe Jammot

jammot

"Bastia a terriblement souffert en Coupe de France pour s'imposer à Cannes. Les Corses y ont laissé des plumes avec un expulsé et un blessé. L'entraîneur Bernard Casoni était un peu inquiet. Maintenant, l'équipe est entrée en bateau après le match et cela a pu peut-être fédérer un groupe dans un contexte délicat pour le club qui a dû procéder à des licenciements administratifs. A Reims, compte tenu des circonstances actuelles, un point pris ne serait donc pas une mauvaise chose. Toutefois, Reims s'est montré relativement intraitable à domicile depuis le début de la saison. Néanmoins, les Rémois seront peut-être fatigués après leur quart de finale de la Coupe de la Ligue disputé mercredi à Rennes."

Reims : Caillot et Froger au micro

froger

Jean-Pierre Caillot

Deux jours après la qualif, comment va le moral ?
Obligatoirement il est au beau fixe même si cela n'est qu'une étape. Il ne sera vraiment bon pour les fêtes que si on termine par une victoire contre Bastia.

J'imagine que l'emploi du temps doit être chargé en ce moment...
Oui. Pour deux raisons. D'abord parce que ce n'est pas le football qui me fait vivre et ensuite parce qu'il faut gérer ces matches rapprochés et tout ce qu'il y a autour.

Quand vont se décider les modalités de réservation pour Reims-Bordeaux car les supporters s'inquiètent...
Rapidement. La bonne nouvelle c'est que les abonnés n'ont pas à s'inquiéter car ils auront leur réservation prioritaire. Par contre pour ceux qui ne le sont pas ce sera compliqué car entre les places de nos abonnés, celles de nos partenaires, celles de l'adversaire et celles bloquées par les organisateurs de la Coupe de la Ligue, il n' y aura que peu de billets disponibles. Ceux qui ont cru en nous au début de cette aventure et qui ont accepté de s'abonner ont une préférence et seront donc de la fête. J'en suis ravi pour eux. Pour les autres évidemment j'en suis désolé mais avec seulement 9000 places, il est malheureusement impossible de contenter tout le monde...

Parlons du match de demain. Strasbourg a gagné hier, on est donc obligé de vaincre si on veut rester dans la course...
Oui. Ce qui nous ramènerait à cinq points si tel est le cas. C'est un gros écart mais on sait qu'on a une équipe de qualité présente dans les grands rendez-vous... Il nous faut donc battre Bastia qui est un adversaire chez qui on n'avait pas été payé au match aller. Aujourd'hui cette équipe a des difficultés mais c'est souvent dans ce cas qu'elle sait trouver les ressources pour rebondir. Ce sera donc très difficile. D'autant que cela représente pour elle une des dernières chance de pouvoir se méler à la lutte pour l'accession.
Jean-Cédric Maspimby s'est blessé mercredi, ce qui rend la tache plus compliquée. C'est dommage car quand on voit le match qu'il a effectué à Rennes...

Thierry Froger

Les jambes des joueurs sont-elles lourdes ?
Ca a l'air d'aller. On récupère doucement. La victoire aide.

Les joueurs sont-ils sereins ? Euphoriques ?
Ils sont biens. Tu sais, dans le sport si tu t'égares, tu ne t'égares pas longtemps. Il faut être vigilents.

Parlons de Bastia. Quelles sont ces forces et ses faiblesses ?
C'est une équipe qui a du charactère. Elle vient de faire un très gros match en coupe de France et a perdu des joueurs. On va voir comment ils vont réagir mais je m'attends à ce qu'ils soient revanchard par rapport à ce qui leur arrive.

(Propos recueillis par Jean-Bernard Philippot / Stade-de-reims.com)

vendredi 22 décembre 2006

Interview d'un supporter rémois

reims

Ce week-end Reims reçois Bastia pour le dernier match avant la trêve hivernale, vu le parcours à domicile des champenois, une occasion de bien finir l’année ?
"Oui, c’est une chance de jouer ce match à domicile où l’équipe produit beaucoup de jeu et ne perd pas de match. C’est encore un gros match pour Reims après la Coupe car même si Bastia connaît des difficultés ainsi qu’un classement moyen, ça reste une équipe dont il faut se méfier car composée de joueurs talentueux. Ce ne sera pas un match facile loin de là."

Satisfait de la première partie de championnat rĂ©moise ?
"Ce n’est pas mal du tout mais il y a quelques regrets quand même au vue des matchs à l’extérieur où l’on aurait pu et du prendre plus de points. Il faut l’emporter samedi pour rester dans la course à la montée même si un écart considérable s’est déjà créé. Maintenant il faut jouer tous les coups à fond, une équipe peut lâcher en fin de course un peu comme Bastia la saison passée d’ailleurs. Cela peut bouger dans les deux sens."

Ton avis sur Bastia actuellement ?
"C’est une bonne équipe, qui possède un vécu et qui n’est pas à la place à laquelle on l’attendait, un peu à l’image d’une équipe comme Guingamp ou Ajaccio par exemple. Même si les chances de monter sont je pense quasiment disparues pour cette équipe, sur un match je pense qu’ils peuvent être aux niveaux de n’importe quelle autre formation du championnat. Comme tous le monde d’ailleurs mis à part deux trois équipes en difficulté et Metz qui paraît quand même au dessus du lot."

Un pronostique ?
Victoire champenoise 2-0.

Merci à Alexis51 (Réalisé par Ludovic avant le math de Coupe entre REIMS et RENNES)

mardi 12 décembre 2006

Camadini: « L'impression de ne pas être parti »

Camadini
Ce n'Ă©tait pas vraiment une « prĂ©sentation » comme les autres. La ConfĂ©rence de Presse qu'ont donnĂ© Philippe Ginestet et Jean-Pierre Papin, ce mardi après-midi au Stade de la Meinau, pour annoncer la signature de Pascal Camadini Ă©tait spĂ©ciale. Car il s'agissait de prĂ©senter un joueur que tout le monde connaĂ®t ici.
Après six années passées au Racing, le milieu de terrain est de retour. Pour participer au challenge de la remontée en L1 et faire partager son envie de jouer au plus haut niveau à 34 ans.

- Pourquoi ce retour au Racing ?
- Parce que le Racing a de l'ambition et que je suis un joueur ambitieux. Ca me fait un grand plaisir d'avoir été convoité par un grand Club comme Strasbourg. Et j'ai également beaucoup de plaisir à retrouver une région que ma famille et moi avons eu du mal à quitter.

- Que ressentez-vous à l'idée de rejouer à la Meinau et de porter les couleurs du Racing ?
- Ca fait tout drôle de revenir dans un club où on a déjà évolué. C'est la première fois dans ma carrière que je vis cette situation. C'est d'autant plus bizarre que je ne pensais plus partir de Corse. Mais, maintenant que je suis revenu à Strasbourg, j'ai l'impression de n'avoir jamais quitté le Racing.

« L'Alsace reprĂ©sente beaucoup pour moi »

- Que représente le Racing pour vous ?
- L'Alsace représente beaucoup pour moi. Ma fille est née ici. Mon autre fille a débuté sa scolarité ici aussi. J'ai gardé de bons amis. Ma famille et moi avons passé six années en Alsace et dans ce Club. Ca compte dans une vie.

- Avez-vous hésité avant de donner votre accord à Philippe Ginestet ?
- Oui car je ne suis pas seul. Il y a quatre personnes à déplacer, plus le poisson rouge. Ma femme, mes filles et moi, nous nous sommes concertés, nous avons pris le temps de la réflexion. Nous voulions être sûr du choix. En tout cas, je ne serai pas parti de Bastia pour un autre Club que le Racing.

« Je prends le train en marche »

- Vous venez pour apporter de l'expérience à l'équipe. Allez-vous tenir le rôle de grand frère ?
- Moi, je prends le train en marche. Et ce train, pour l'instant, ne carbure pas mal du tout. Il y a beaucoup de choses qui vont bien. C'est donc Ă  moi de me fondre dans ce collectif. Je vais rester Ă  ma place tout en imposant mes vues sur certaines choses.

- Que pensez-vous du parcours du Racing en Ligue 2 pour l'instant ?
- Je ne le juge pas. Au niveau comptable, l'équipe compte 34 points, est classée 3e, donc c'est bon. J'ai vu 2-3 matches à la télé. J'ai vu qu'il y avait de l'envie, que c'est une équipe portée vers l'avant et où existe une grosse solidarité.

« PrĂ©sent Ă  l'entraĂ®nement jeudi »

- Le fait que Bastia ne soit plus en course pour remonter en L1 a-t-il peser dans votre décision ?
- Oui. Cela a joué à mon niveau et au niveau du SC Bastia aussi qui a quelques difficultés financières aujourd'hui. Nous espérions jouer un rôle dans cette Ligue 2. J'ai dit au-revoir à mes coéquipiers, ç'a été un moment difficile. Là, je dois rentrer en Corse pour clarifier certaines choses et je serai présent à l'entraînement jeudi.

- Qu'a-t-il manqué à Bastia, l'an dernier, pour monter dans l'ascenseur de la Ligue 1 ?
- Nous n'avions pas un groupe assez étoffé. La Ligue 2 est un championnat long. Et éprouvant mentalement et physiquement.

- Comment vous sentez-vous physiquement ?
- Je suis plein d'envie. Dans la tĂŞte je suis prĂŞt ! Et, selon moi, l'envie est un bon prĂ©alable.

(RCSTRASBOURG.FR)